Hello friends,
Le moment est venu de faire le bilan de mes lectures du mois de juillet !
J’ai commencé le mois avec Love’s Long Journey, le troisième tome de la série de Janette Oke. J’étais très heureuse de retrouver Missie et Willie dans leurs premiers pas de jeunes mariés. J’avais déjà beaucoup apprécié leur histoire d’amour dans le tome précédent, même si le premier reste mon véritable coup de cœur de la série.

J’ai un peu moins aimé ce troisième volume, principalement parce que Marty et Clark n’y sont plus et qu’il s’y passe relativement peu de choses. Le rythme est parfois assez lent. Malgré cela, cela reste une lecture douce et réconfortante, parfaite pour passer un agréable moment.
J’ai ensuite poursuivi avec une autre romance : Wild Eyes d’Elsie Silver, le deuxième tome de la série Rose Hill.

Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment avec cette lecture. J’ai particulièrement apprécié le personnage masculin : un père célibataire attachant, drôle et plutôt décontracté, qui cache pourtant de nombreuses insécurités. Le roman aborde également de beaux thèmes, notamment la reconstruction personnelle.
En revanche, j’ai trouvé le livre un peu trop long pour une intrigue finalement assez mince. Certaines scènes s’étirent inutilement et les passages intimes sont beaucoup plus explicites que ce à quoi je m’attendais; le premier tome n’était pas comme ça. Malgré ces réserves, j’ai préféré ce deuxième volume au précédent. L’histoire éveillait davantage ma curiosité et West est, à mes yeux, un personnage bien plus intéressant à lire que Ford.
J’ai ensuite quitté les romances contemporaines pour découvrir Carmen de Prosper Mérimée.

Je connaissais déjà un peu l’histoire grâce au célèbre opéra de Bizet, dont j’adore la musique. N’ayant jamais eu l’occasion de le voir sur scène, je me contentais jusqu’ici de quelques extraits sur YouTube. J’étais donc curieuse de découvrir l’œuvre qui l’avait inspiré et de comprendre enfin ce que racontait réellement cette histoire.
Je l’ai lu deux fois. Ma première lecture m’a laissée assez perplexe. Je m’attendais à une grande histoire d’amour passionnée et tragique, semblable à celle que l’opéra semble raconter. Or, le roman est tout autre chose.
J’ai donc décidé de le relire, et cette seconde lecture a complètement changé mon regard sur l’œuvre. J’en ai beaucoup mieux compris les thèmes et toute la profondeur psychologique. Plus qu’une histoire d’amour, Carmen raconte, selon moi, la destruction progressive d’un homme persuadé qu’il pourra changer la femme qu’il aime. Don José s’abandonne à une passion obsessionnelle pour une femme qui, à mes yeux, ne l’aime jamais réellement et se sert surtout de lui pour atteindre ses propres objectifs.
C’est un roman sombre, psychologique et tragique que j’ai finalement beaucoup apprécié. Je le recommande particulièrement à ceux qui aiment l’opéra et souhaitent découvrir le texte qui l’a inspiré.
Ma lecture suivante a été Le Joueur d’échecs de Stefan Zweig, une première découverte de cet auteur que je voyais souvent passer sur Bookstagram.

Au départ, j’étais assez sceptique. Le titre ne me laissait pas imaginer la profondeur des thèmes abordés. J’ai même commencé le livre sans lire le résumé afin de me laisser surprendre.
Finalement, ce fut une très belle découverte. Zweig utilise une simple partie d’échecs pour explorer des thèmes forts comme l’isolement, la torture psychologique, la folie et les conséquences du nazisme. Ce qui m’a particulièrement impressionnée, c’est la subtilité avec laquelle il aborde ces sujets.
Le roman montre comment l’esprit humain peut se briser sous la pression tout en cherchant désespérément à survivre. C’est une œuvre courte, mais extrêmement marquante, que je recommande sans hésiter.
J’ai terminé mon mois avec Le Horla de Guy de Maupassant, l’une de ses nouvelles les plus célèbres.

On présente souvent Le Horla comme un chef-d’œuvre du fantastique français, ce qui m’a donné envie de le découvrir. Cette lecture m’a d’ailleurs beaucoup rappelé Le Journal d’un fou de Nikolaï Gogol. Les deux récits prennent la forme d’un journal intime et suivent les pensées d’un personnage dont l’état mental se dégrade progressivement.
J’ai toutefois été davantage touchée par le style de Maupassant. Là où le narrateur du Journal d’un fou m’a parfois semblé plus décousu, celui du Horla partage ses angoisses avec une intensité qui m’a profondément émue.
J’ai particulièrement aimé la manière dont Maupassant décrit cette lente descente dans l’angoisse et la folie. Le personnage est convaincu qu’une créature invisible s’est emparée de lui. Même si mon interprétation du texte est davantage psychologique que fantastique, j’ai trouvé cette souffrance remarquablement bien racontée.
C’est une nouvelle triste, parfois dérangeante, mais profondément touchante. J’ai beaucoup aimé les thèmes qu’elle aborde ainsi que la manière dont Maupassant les développe.
Bref…
Au total, j’ai lu cinq livres en juillet, et je peux dire que ce fut un excellent mois de lecture.
Certaines lectures m’ont davantage marquée que d’autres, mais chacune m’a apporté quelque chose. Entre romances réconfortantes, tragédies psychologiques, réflexions sur la liberté, la folie ou encore la résilience de l’esprit humain, je ne me suis jamais ennuyée.
Je suis donc très satisfaite de ce mois de juillet et j’espère que le mois d’août sera tout aussi riche en belles découvertes, qu’elles soient divertissantes, inspirantes ou enrichissantes.
Merci de votre visite! On se retrouve début septembre pour un nouveau bilan de lecture !
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