Salut !
Comme chaque début de mois, je vous retrouve pour mon bilan de lecture. Voici les livres qui ont rythmé mon mois d’août.
J’ai commencé le mois avec The Kiss de Kate Chopin.

C’est une très courte nouvelle. Comme je l’avais déjà dit dans ma chronique sur Instagram, à peine commencée, à peine terminée tant elle est brève. Pourtant, malgré sa simplicité apparente, elle aborde des thèmes intéressants. J’y ai notamment vu une critique du mariage conçu comme une transaction économique et sociale plutôt que comme une union fondée sur l’amour et les sentiments.
J’ai passé un bon moment avec cette lecture. J’avais déjà découvert Kate Chopin à travers The Story of an Hour, une autre nouvelle que j’avais beaucoup aimée. Cette lecture renforce donc mon envie de poursuivre ma découverte de cette autrice avec The Awakening, qui est déjà dans ma pile à lire.
Ensuite, j’ai lu La Ferme des animaux de George Orwell.

Je suis tombée sur ce roman un peu par hasard. Au départ, je n’avais pas prévu de le lire, notamment parce que je ne suis généralement pas très attirée par l’anthropomorphisme en littérature. Mon intention était plutôt de découvrir 1984, un autre roman de George Orwell. Cependant, les nombreuses recommandations que je voyais sur Goodreads et sur différents blogs littéraires ont fini par me convaincre de lui donner sa chance.
Et je ne regrette absolument pas.
J’ai beaucoup aimé cette fable politique qui raconte la révolte des animaux de la ferme du Manoir contre leur propriétaire, M. Jones. Bien que le roman ait été écrit en 1945, je le trouve toujours extrêmement actuel.
On y reconnaît clairement une allégorie de la Révolution russe et de la lutte de pouvoir qui a suivi, avec des personnages qui rappellent fortement Trotski ou Staline. Mais au-delà de ce contexte historique, le récit peut être transposé à de nombreux régimes autoritaires et à différentes situations où le pouvoir finit par corrompre les idéaux de départ.
C’est une lecture à la fois accessible, intelligente et très instructive.
Je la recommande sans hésitation, même aux personnes qui, comme moi, n’apprécient généralement pas les histoires mettant en scène des animaux qui parlent. Ici, on est tellement absorbé par les enjeux politiques, les manipulations et les luttes de pouvoir que cet aspect devient secondaire.
J’ai ensuite poursuivi avec Le Rêve d’un homme ridicule de Fiodor Dostoïevski.

Là encore, c’est une découverte faite un peu par hasard. Je connaissais évidemment Dostoïevski de réputation, mais je ne connaissais pas du tout cette nouvelle.
Comme elle était relativement courte, je me suis dit que ce serait une bonne porte d’entrée pour découvrir sa plume.
Et j’ai apprécié ma lecture.
Malgré sa brièveté, cette œuvre aborde une multitude de questions profondes. On y retrouve des références à l’Éden, à la chute, au péché, au repentir, à la renaissance et à l’amour du prochain. La dimension religieuse est très présente, mais le texte peut tout aussi bien être lu sous un angle philosophique.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que rien n’est imposé au lecteur. Le récit laisse place à l’interprétation tout en restant extrêmement parlant. C’est une lecture qui m’a marquée.
Pour changer complètement d’ambiance, je me suis tournée vers une romance : A Longtime (and now NFL Player) Nemesis de Janette Rallison.

Ce roman est le premier tome de la série Small Town, Big Sky Romance, mais ce n’était pas ma première incursion dans la série puisque j’avais déjà lu le deuxième tome il y a quelques mois. Comme chaque histoire est indépendante, j’ai pu découvrir ce premier volet sans avoir l’impression de revenir en arrière.
Et je dois avouer que j’ai préféré ce premier tome.
Principalement grâce au héros masculin, que j’ai trouvé particulièrement attachant. J’ai beaucoup aimé sa personnalité ainsi que la dynamique entre les personnages.
C’est une romance simple, légère et efficace. Une histoire de petite ville qui se lit très vite et qui m’a rappelé ces téléfilms romantiques qu’on regarde parfois un dimanche après-midi à la télévision. On est dans une ambiance chaleureuse et réconfortante, avec une touche de romance sportive et un schéma enemies-to-lovers que j’apprécie toujours autant.
Ce n’est pas une lecture qui révolutionne le genre, mais elle remplit parfaitement son rôle : divertir et offrir un moment de détente.
J’ai ensuite poursuivi avec une lecture coup de poing : Cœur du Sahel de Djaïli Amadou Amal.

Et, comme à chaque fois avec cette autrice, j’ai été profondément marquée.
J’avais déjà lu Les Impatientes, qui avait été un véritable coup de cœur, ainsi que Le Harem du roi, que j’avais également beaucoup apprécié.
Avec Cœur du Sahel, l’autrice explore encore une fois des thèmes qui lui sont chers : les violences faites aux femmes, le poids des traditions, la pauvreté, les inégalités et les injustices auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes dans la région du Sahel, notamment au nord du Cameroun.
Le début du roman m’a demandé un peu de temps pour entrer dans l’histoire. Mais à partir du moment où l’intrigue prend vraiment son envol, notamment lorsque l’héroïne part à Maroua, je n’ai plus réussi à décrocher.
J’ai souvent été bouleversée, parfois même en colère face aux injustices décrites.
Bien que j’aie conscience de leur existence, les voir incarnées dans des personnages et des histoires concrètes leur donne une dimension encore plus saisissante.
C’est une lecture que j’ai appréciée, même si elle était parfois difficile. Mais toutes les œuvres ne sont pas là pour nous divertir. Certaines sont aussi là pour nous ouvrir les yeux sur des réalités que nous connaissons parfois mal, nous pousser à réfléchir et, peut-être, à éveiller nos consciences.
La littérature peut aussi avoir cette fonction : nous rappeler ce qui se passe parfois loin de nous et nous empêcher de rester indifférents.
Mon DNF du mois
Sinon, ce mois-ci, j’ai également eu un DNF.
Il s’agit de It Had to Be You de Susan Elizabeth Phillips.

Cela m’a un peu déçue, car c’est une autrice que j’apprécie généralement beaucoup. Les avis étaient excellents, les notes Goodreads très encourageantes, et j’étais impatiente de découvrir ce roman.
Malheureusement, malgré plusieurs tentatives, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire. J’ai commencé le livre, je l’ai mis de côté, puis repris après d’autres lectures, mais rien n’y a fait. Je ne suis pas parvenue à m’attacher aux personnages ni à m’investir dans leur histoire.
À un moment, je me suis rendu compte que je me forçais et que cette lecture risquait même de me conduire vers un blocage de lecture.
J’ai donc décidé d’abandonner.
Peut-être que j’y reviendrai un jour avec un autre état d’esprit, mais pour le moment, c’est un DNF assumé.
Et Les Misérables ?
Enfin, j’ai également avancé, très lentement, dans ma lecture des Misérables de Victor Hugo. Quand je dis avancé, c’est vraiment de quelques pages seulement !
J’avance à mon rythme avec ce roman, notamment parce que j’aime continuer à lire d’autres livres en parallèle pour pouvoir vous proposer régulièrement des chroniques variées. C’est aussi une œuvre dense qui demande beaucoup d’attention et de concentration.
Mais j’espère pouvoir y consacrer davantage de temps ce mois-ci, car j’aimerais vraiment l’avoir terminé d’ici la fin de l’année.
Voilà pour mon bilan du mois d’août !
Pour l’instant, septembre a démarré assez doucement côté lectures, car j’ai été très occupée ces derniers jours. Mais j’espère me replonger rapidement dans mes prochaines lectures et pouvoir vous retrouver bientôt pour une nouvelle chronique.
À très bientôt, et bonnes lectures à tous !
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