Bound by Honor (Born in Blood Mafia Chronicles, tome 1) — Cora Reilly

Couverture de Bound by Honor de Cora Reilly

📚 En bref

  • Auteur : Cora Reilly
  • Série : Born in Blood Mafia Chronicles #1
  • Genres : Dark Romance · Romance mafieuse · Romance contemporaine
  • Tropes : Arranged Marriage · Mafia Romance · Forced Proximity · Virgin Heroine · Possessive Hero
  • Thèmes : Mariage arrangé · Pouvoir · Loyauté familiale · Possession · Violence · Amour et confiance
  • Niveau de sensualité : 🌶️🌶️🌶️ Élevé
  • Nombre de pages : 271
  • Éditeur : Independently published
  • Version lue : Anglais · Broché

Pour commencer le mois d’octobre, j’ai décidé de me replonger dans la dark romance, un genre que je n’avais pas exploré depuis plusieurs mois. Je crois même que c’est ma première lecture du genre cette année ! Et probablement pas la dernière, puisque plusieurs romans de dark romance m’attendent encore dans ma PAL.

J’ai donc terminé ce premier tome de la série Born in Blood Mafia Chronicles de Cora Reilly, initialement paru le 14 décembre 2014. C’est une lecture qui m’a réservé quelques surprises, mais qui n’a pas tout à fait été à la hauteur de mes attentes.

Résumé

Aria Scuderi est issue de l’une des plus grandes familles mafieuses de Chicago. Réputée pour sa beauté, elle est considérée comme une véritable princesse de la mafia. Mais ce qui pourrait sembler être un atout devient son destin lorsqu’elle est contrainte d’épouser Luca Vitiello afin de rétablir la paix entre deux familles rivales.

Luca est le futur capo de la Famiglia de New York. Brutal, charismatique et redouté, il est connu pour sa violence, notamment après avoir écrasé la gorge de son propre cousin à mains nues.

Terrifiée à l’idée d’épouser un homme qu’elle considère comme un monstre, Aria sait que derrière son physique avantageux, sa fortune et ses yeux gris se cache un homme dangereux. Dans son univers, la beauté ne garantit en rien la bonté, et un homme peut aussi bien vous tuer que vous embrasser.

Malheureusement, elle n’a aucun moyen d’échapper à cette union arrangée. Sa seule chance de survivre à son mariage avec Luca est de gagner son affection et de trouver un chemin jusqu’à son cœur, même si tout le monde semble persuadé que celui-ci n’existe pas.

Mon avis

Un début qui m’a mise mal à l’aise

Le roman commence d’une manière assez dérangeante. Je n’ai généralement aucun problème avec les mariages arrangés dans les romances ; je trouve même cette dynamique souvent intéressante et divertissante. Cependant, ici, Aria n’a que 15 ans, tandis que Luca en a 20 lorsqu’ils se fiancent officiellement, avec une bague et tout ce qui accompagne de véritables fiançailles.

Ce qui m’a particulièrement gênée, c’est que la scène ne présente pas simplement une promesse d’union future entre deux familles mafieuses. Les personnages se rencontrent réellement dans ce contexte, et Luca lui passe la bague au doigt. J’ai trouvé la situation franchement malsaine, au point d’envisager d’abandonner ma lecture dès le début.

Malgré tout, sans doute parce que j’aime parfois me faire un peu souffrir (lol), j’ai décidé de poursuivre pour voir où l’histoire allait me mener.

Une intrigue qui peine à décoller

Et là, surprise : l’intrigue est quasiment inexistante.

On nous comprend en lisant que l’organisation de Luca est menacée par la mafia russe, mais cet enjeu reste constamment en arrière-plan. On est finalement très peu plongé dans l’univers mafieux, alors que c’est précisément ce que j’espérais découvrir en ouvrant ce roman.

Le récit étant raconté à la première personne du point de vue d’Aria, on suit surtout son quotidien. Elle passe une bonne partie de son temps à s’ennuyer, à attendre que son mari rentre le soir et à se demander comment vivre avec un homme qui lui fait peur. De son côté, Luca semble principalement préoccupé par l’idée d’avoir des relations intimes avec elle, puisqu’elle est sa femme… et, à ses yeux, sa propriété.

Aria craint son futur mari pendant une bonne partie du récit. Dans cet univers, les femmes sont considérées comme des possessions que les hommes peuvent échanger afin de conclure des alliances entre familles. Quant aux hommes, ils se montrent particulièrement sexistes et autoritaires.

Cela m’a irritée, évidemment, mais pas vraiment surprise. Après tout, ce sont des comportements auxquels on peut s’attendre dans une dark romance mafieuse. Le problème, pour moi, n’est donc pas tant leur présence que la manière dont la relation entre les deux protagonistes évolue par la suite.

Une romance qui m’a laissée perplexe

Le mariage commence très mal et, pendant un bon moment, Aria et Luca s’évitent. Leur relation ne commence véritablement à évoluer qu’après que Luca l’a trompée. Aria le surprend même en plein acte, mais choisit malgré tout de lui pardonner et de donner une chance à leur mariage.

Enfin, « choisir » est un bien grand mot. Dans sa situation, ses possibilités sont extrêmement limitées : rester avec lui ou mourir. Difficile, dans ces conditions, de parler d’un choix véritable. J’ai trouvé cette dynamique particulièrement troublante.

Plus généralement, j’ai eu du mal à comprendre ce qui pouvait réellement unir ces deux personnages. Aria finit par tomber amoureuse de Luca, mais cette évolution m’a semblé peu convaincante. Leur rapprochement repose essentiellement sur leurs rapports intimes et sur la découverte de sa sexualité par Aria. J’aurais aimé voir davantage de complicité, de conversations et de moments permettant de comprendre ce qui la pousse à développer des sentiments pour lui, au-delà de son physique et de leur attirance.

Du côté de Luca, le problème est assez similaire. Il semble surtout obsédé par la virginité d’Aria et par l’idée d’être le seul homme à la posséder. Il finit lui aussi par tomber amoureux d’elle, mais les raisons de cet attachement restent floues. Sa beauté et sa virginité semblent constituer l’essentiel de ce qui l’attire chez elle, ce qui rend leur histoire d’amour assez superficielle à mes yeux.

Des personnages trop jeunes pour leur rôle ?

Un autre élément m’a dérangée : l’âge des personnages.

Luca, son frère Matteo et les autres hommes qui gravitent autour d’eux se comportent comme des adultes de plus de 30 ans, avec une expérience considérable du milieu criminel. Pourtant, Luca n’a que 23 ans au cours de l’histoire.

J’ai donc eu du mal à concilier leur âge avec leur comportement, leur autorité et leur expérience apparente. Les voir agir comme des hommes qui auraient presque quarante ans m’a parfois sortie de ma lecture. À mon sens, l’histoire aurait gagné en crédibilité si les personnages masculins comme féminins avaient été un peu plus âgés.

Une lecture divertissante malgré tout

Malgré tous ces points négatifs, le roman se lit très rapidement. Même s’il ne se passe finalement pas grand-chose pendant une bonne partie de l’histoire, j’ai continué à tourner les pages sans trop de difficulté.

Il y a davantage d’action vers la fin, mais cela n’a malheureusement pas suffi à me satisfaire pleinement. J’aurais aimé que les enjeux liés à la mafia soient davantage développés et que l’intrigue ne repose pas autant sur la relation physique entre Aria et Luca.

En revanche, la dynamique du mariage arrangé reste divertissante, et certains personnages secondaires ont éveillé ma curiosité. Ils apportent un peu plus de vie à l’univers et donnent envie d’en découvrir davantage sur les autres membres de ces familles mafieuses.

Verdict

J’espérais mieux en commençant Bound by Honor, mais ma lecture n’a pas été catastrophique pour autant. Le roman est divertissant, se lit vite et possède quelques éléments qui fonctionnent, même si je regrette le manque d’intrigue, le développement assez superficiel de la romance et certaines dynamiques relationnelles qui m’ont mise mal à l’aise.

Je pense malgré tout poursuivre la série, notamment parce que les personnages secondaires ont éveillé mon intérêt. Je pourrais donc recommander ce premier tome aux lecteurs qui souhaitent découvrir la dark romance mafieuse à travers une histoire relativement accessible, sans s’attendre à une intrigue criminelle particulièrement développée.

Je tiens aussi à préciser que le roman m’a semblé assez modéré en matière de noirceur, surtout en comparaison avec certaines dark romances mafieuses que j’ai pu lire par le passé. Le ton est finalement davantage romantique que sombre, et l’aspect mafieux sert surtout de toile de fond à la relation entre les protagonistes.

En résumé, Bound by Honor est une lecture rapide et plutôt divertissante, mais qui manque de profondeur pour véritablement me convaincre. Je reste curieuse de découvrir la suite, en espérant que les prochains tomes sauront davantage exploiter l’univers mafieux et proposer des relations plus convaincantes.


En savoir plus sur Mademoiselle Tasha

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *