Hello !
L’heure de faire le bilan de mes lectures de septembre a sonné 😊 Mais celui-ci sera assez court, car septembre n’a pas été très riche en lectures.
Comme je l’avais annoncé dans mon précédent bilan, j’ai été particulièrement occupée en ce début de mois. La vie a tout simplement pris le dessus. Entre les obligations du quotidien et la fatigue accumulée, il m’était difficile de trouver l’énergie nécessaire pour me poser avec un livre. La lecture est donc passée au second plan et j’ai malheureusement démarré le mois très lentement.
Heureusement, l’envie de lire est revenue vers le 20 septembre et j’ai enfin pu reprendre un rythme plus régulier.
J’ai commencé avec The Girl on the Train de Paula Hawkins, un thriller psychologique que je connaissais déjà grâce à son adaptation cinématographique, mais que je n’avais encore jamais lu.

Je dois avouer que les débuts ont été compliqués. J’ai trouvé le premier tiers du roman assez lent et parfois confus. Entre les différents points de vue, les multiples entrées de journal, les changements de perspective et les souvenirs fragmentés de Rachel, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. À plusieurs reprises, j’ai même envisagé d’abandonner ma lecture.
Pourtant, quelque chose me poussait toujours à tourner la page, à me dire que l’intrigue finirait bien par décoller. Et c’est exactement ce qui s’est produit. Une fois les bases de l’histoire installées, le roman est devenu beaucoup plus prenant. J’avais envie de savoir ce qui s’était réellement passé et comment tout cela allait se terminer.
Certains éléments du dénouement ne m’ont pas particulièrement surprise, car j’avais déjà quelques soupçons au fil de ma lecture. En revanche, la fin m’a tout de même laissée un peu frustrée.
Malgré cela, je recommande ce roman. Même si l’intrigue met du temps à démarrer, elle finit par captiver le lecteur.
J’ai ensuite poursuivi avec My Sister’s Keeper de Jodi Picoult.

Là encore, je connaissais déjà un peu l’histoire grâce à son adaptation cinématographique, ce qui expliquait en partie pourquoi je repoussais cette lecture depuis si longtemps. Je savais que ce serait une histoire émotionnellement difficile, le genre de roman qui vous bouscule et vous laisse rarement indemne.
Le roman aborde avec beaucoup de finesse des questions liées à l’amour, au devoir, à la culpabilité, à l’identité et aux liens familiaux. J’ai particulièrement apprécié ces thèmes et trouvé les réflexions proposées très intéressantes. Ce sont des sujets complexes et sensibles, qui ne se prêtent ni aux jugements faciles ni aux réponses toutes faites.
À aucun moment, il n’y a de véritables héros ou de véritables coupables. Chaque personnage agit selon ses convictions, ses peurs, son amour ou sa souffrance. En tant que lectrice, on se retrouve tiraillée entre plusieurs points de vue, incapable de vraiment choisir un camp.
Certains aspects du style narratif m’ont toutefois moins convaincue. La multiplication des points de vue entraîne parfois des répétitions et certaines scènes reviennent plusieurs fois sous des angles différents. Personnellement, ce n’est pas un procédé que j’apprécie toujours.
Malgré ces réserves, j’ai continué ma lecture avec intérêt, curieuse de découvrir le dénouement. Et quelle fin ! Elle m’a déchiré le cœur. C’est le genre de conclusion qui nous rappelle à quel point nous avons finalement peu de contrôle sur certaines choses dans la vie.
Je ne vous en dirai pas davantage pour éviter les spoilers, mais c’est une lecture que je recommande.
J’ai terminé mon mois avec une lecture africaine, afin d’avancer un peu plus dans le défi d’afrolittérature que je me suis lancé cette année.
J’ai lu Les Bimanes de Séverin Cécile Abega, un ouvrage que je connaissais déjà puisque je l’ai étudié au lycée. Cette lecture a donc été avant tout une redécouverte, teintée de nostalgie.

J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver cet univers. Mais cette fois-ci, j’ai perçu des dimensions qui m’avaient échappé lors de ma première lecture.
Dans mon souvenir, Les Bimanes était avant tout un livre drôle, rempli de situations absurdes, de personnages hauts en couleur et d’une ironie savoureuse. En le relisant aujourd’hui, j’y ai découvert une critique sociale beaucoup plus profonde.
À travers ses nouvelles, Abega dénonce notamment le mépris du travail manuel, les inégalités sociales, la corruption, le favoritisme et l’importance excessive accordée au statut social.
Bien que ces critiques soient ancrées dans le contexte camerounais, elles résonnent largement au-delà de ses frontières. Beaucoup des réalités évoquées dans ce recueil peuvent être observées dans d’autres sociétés africaines, mais aussi ailleurs dans le monde.
Cette relecture a été une très belle surprise. Elle m’a permis non seulement d’apprécier davantage la portée du texte, mais aussi de renouer avec des souvenirs joyeux de mon adolescence.
Au final, je n’ai lu que trois livres en septembre, contrairement aux cinq ou six livres que je lis habituellement. J’ai également avancé dans ma lecture des Misérables, mais beaucoup moins que je l’aurais souhaité. J’espère sincèrement pouvoir terminer ce monument de la littérature d’ici la fin de l’année.
J’aimerais aussi reprendre Le Fantôme de l’Opéra, un roman que j’avais mis en pause il y a plusieurs mois et que j’espère également achever avant la fin de cette année.
J’espère donc que le mois d’octobre sera plus riche en lectures et me permettra d’avancer davantage dans mes objectifs.
Voilà pour ce bilan de septembre. Je vous retrouve au début du mois prochain pour faire le point sur mes lectures d’octobre !
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