Quatre livres terminés malgré un mois chargé
Je vous retrouve enfin pour mon bilan lecture du mois de mai… avec un peu de retard. Bon, d’accord, avec beaucoup de retard. 😅
Ces dernières semaines ont été particulièrement chargées et j’ai eu beaucoup moins de temps pour lire que d’habitude. Malgré tout, je suis plutôt contente d’avoir réussi à terminer quatre lectures. Ce n’est pas énorme, mais vu mon emploi du temps, je considère cela comme une petite victoire.
Une Terrible Vengeance de Nikolaï Gogol
J’ai commencé le mois en terminant enfin les Contes et nouvelles de Gogol avec Une Terrible Vengeance. Après avoir lu les autres récits du recueil, il ne me restait plus que celui-ci.

C’est probablement l’histoire la plus sombre de toutes celles que j’ai lues de l’auteur. J’ai trouvé son atmosphère particulièrement forte et très visuelle. Certaines scènes, notamment celles autour de Katerina et de sa descente dans la folie, m’ont vraiment marquée.
Pourtant, malgré tous les thèmes qui me parlent habituellement – le mal absolu, le grotesque, le mystique ou encore la justice divine – je n’ai malheureusement jamais réussi à entrer complètement dans l’histoire. J’ai même dû relire certains passages plusieurs fois sans parvenir à m’y attacher émotionnellement.
Cela reste malgré tout un texte fascinant et, comme toujours avec Gogol, extrêmement riche à analyser. J’admire vraiment sa manière d’écrire et toute la symbolique religieuse présente dans ses récits.
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Esclave à 11 ans de Fatima et Sophie Blandinières
J’ai ensuite poursuivi mon challenge des auteurs africains avec Esclave à 11 ans, un livre que j’avais déjà prévu de lire le mois précédent.

Ce témoignage autobiographique raconte l’histoire de Fatima, une jeune fille née dans une famille pauvre du Niger et vendue comme épouse à l’âge de onze ans à un homme beaucoup plus âgé qu’elle.
C’est une lecture qui m’a profondément bouleversée. Un récit qui brise le cœur, qui révolte, mais qui montre aussi une incroyable force de résistance.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que malgré toute la violence et les épreuves traversées, le livre reste porteur d’espoir. Il rappelle qu’il est possible de se reconstruire, même lorsque tout semble perdu.
C’est le genre d’histoire qui donne du courage et qui peut, je l’espère, apporter de la force à d’autres femmes vivant des situations similaires.
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Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire
J’avais commencé Les Fleurs du mal plusieurs semaines auparavant, car ce n’est clairement pas un livre que l’on lit rapidement.

J’ai pris mon temps, poème après poème, revenant parfois plusieurs fois sur certains textes pour essayer d’en saisir toute la portée. Certains poèmes m’ont particulièrement marquée, tandis que d’autres m’ont complètement échappé.
Je ne peux pas vraiment dire que j’ai aimé ce recueil au sens classique du terme, mais je tenais absolument à le découvrir. C’est une œuvre dont j’entends parler depuis des années, et il me semblait presque indispensable de la lire.
Ce qui m’a frappée, c’est à quel point ma perception de certains poèmes a changé après avoir découvert la vie de Baudelaire et le contexte dans lequel le recueil a été écrit.
Les Fleurs du mal est une œuvre qui questionne, qui dérange parfois, mais qui pousse surtout à réfléchir sur la condition humaine. On y trouve de la beauté, du mal-être, de la mélancolie et toutes les contradictions de l’âme humaine.
Je crois que c’est le genre de livre que l’on respecte parfois davantage qu’on ne l’aime.
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Le Tour d’écrou d’Henry James
J’ai terminé mon mois avec Le Tour d’écrou d’Henry James.
Et avec le recul, j’aurais peut-être dû me douter que cette lecture ne serait pas faite pour moi.

Avant de commencer le roman, j’avais découvert qu’il avait inspiré la série The Haunting of Bly Manor. Or, je n’avais déjà pas particulièrement apprécié la série, malgré mon amour pour The Haunting of Hill House.
Et finalement, j’ai retrouvé exactement le même sentiment avec le livre.
Je n’ai jamais réussi à être réellement captivée. Pourtant, le roman est court, mais j’ai eu l’impression de mettre une éternité à le terminer. J’ai même tenté de reprendre certains passages, en espérant que mon avis évolue, mais cela n’a pas vraiment été le cas.
Je reste néanmoins contente de l’avoir découvert, car c’est un classique très apprécié et important dans l’histoire du fantastique.
Cette lecture m’a aussi amenée à me demander si le fantastique psychologique classique est vraiment un genre qui me correspond. Mais bon…peut-être que ce n’était tout simplement pas le bon moment pour moi, ou peut-être que je suis simplement passée à côté.
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Et pour juin ?
J’ai commencé une autre lecture que je n’ai malheureusement pas encore terminée. Ce mois de mai a été particulièrement chargé et j’ai souvent manqué de temps pour lire autant que je l’aurais voulu.
J’espère que le mois de juin me laissera un peu plus de temps pour mes lectures et pour vous proposer davantage de chroniques et d’articles sur le blog.
En attendant, je suis déjà heureuse d’avoir pu terminer ces quatre livres, même si tous n’ont pas été des coups de cœur.
On se retrouve au début du mois prochain pour le bilan de juin !
Et vous, qu’avez-vous lu en mai ?
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