La Place ensorcelée – Nikolaï Gogol

*Lu en français

La place ensorcellée de Nicolas Gogol

Conte court qui nous plonge dans une Ukraine rurale pleine de vie : les routes, les marchands itinérants, les soirées animées, les champs…
L’histoire bascule vite dans le fantastique. Un grand-père, en train de danser, se retrouve soudain incapable de bouger en atteignant un certain endroit – une place “ensorcelée”. À partir de là, tout devient étrange : illusions, apparitions, voix inquiétantes, animaux qui semblent presque humains… et surtout cette promesse d’un trésor qui finit par se transformer en une énorme farce.


Pour ma dernière lecture du mois d’avril, j’ai choisi une autre nouvelle de Nikolai Gogol, tirée du recueil Contes et nouvelles. Il m’en reste encore une à découvrir pour clôturer complètement ce livre – et j’avoue que je suis curieuse de lire cette dernière nouvelle.

Une histoire racontée comme au coin du feu

Le récit se présente comme une histoire “vraie”, racontée par un sacristain d’un village ukrainien. Dès le début, on sent cette oralité très vivante : des digressions, des interruptions, un peu de mauvaise foi… comme quelqu’un qui raconte une histoire à voix haute, jure qu’il va s’arrêter, puis continue quand même.

On est vraiment dans un conte populaire, transmis de bouche à oreille, et ça crée une atmosphère assez chaleureuse.

Une immersion dans une Ukraine vivante

Le décor m’a beaucoup plu. On est plongé dans une Ukraine rurale, avec ses routes, ses marchands itinérants, ses soirées animées. On sent la vie simple, les discussions, les rires, les odeurs, les petits détails du quotidien.

C’est vivant, presque sensoriel, et Gogol a vraiment ce talent pour peindre des ambiances.

Une place… pas tout à fait comme les autres

Tout commence de manière assez simple : un grand-père danse devant des voyageurs… jusqu’au moment où, arrivé à un endroit précis, il se retrouve incapable de bouger. Il comprend alors que cette place est ensorcelée.

À partir de là, le récit bascule doucement dans quelque chose de plus étrange : des illusions, des voix, des paysages qui semblent se transformer… et une présence inquiétante qui joue avec lui.

Entre illusion et ridicule

Le grand-père pense découvrir un trésor – une marmite cachée, signalée par une étrange lueur. Mais tout devient de plus en plus absurde : des voix répètent ses paroles, des animaux semblent l’imiter, des apparitions surgissent…

Et quand il parvient enfin à ramener ce “trésor”, il découvre qu’il ne contient… que des ordures.

C’est à la fois ridicule et presque cruel – mais aussi très drôle dans la manière dont c’est raconté.

Un humour un peu fou, très gogolien

On retrouve ici cet humour particulier : un mélange de grotesque, d’exagération et de naïveté.

Certaines scènes m’ont fait sourire – le grand-père qui se croit encore jeune, les illusions qui se moquent de lui, les réactions autour de lui… C’est un humour un peu étrange, mais typique de Gogol.

Derrière le rire, une petite leçon

Au-delà du côté comique, il y a aussi une idée assez simple : le diable trompe, embrouille, fait miroiter des illusions… mais au final, tout cela n’est que mensonge.

Et malgré tout, la vie continue. On rit, on raconte, on avance. Il y a quelque chose de très humain dans cette manière de dépasser les épreuves.

Mon ressenti

Je dois être honnête : même si j’ai trouvé certains passages amusants et intéressants, j’ai moins accroché avec cette troisième nouvelle.

Le style reste fidèle à ce que j’avais déjà lu, mais cette fois, le sujet ne m’a pas complètement emportée. J’ai eu un peu plus de mal à entrer dans l’histoire.

Heureusement, c’est une lecture courte, qui se lit rapidement même quand on est moins investie.

Cela dit, je reconnais qu’il y a de belles idées derrière : cette réflexion sur les illusions, sur le fait de se laisser tromper par le diable, mais aussi sur la capacité à continuer malgré tout.

Une lecture à découvrir selon vos envies

Je pense que cette nouvelle peut plaire si vous aimez les contes folkloriques, avec une touche de fantastique et d’humour un peu absurde, le tout dans une ambiance ukrainienne très marquée.

Ce n’est pas celle que j’ai préférée, mais ça reste une découverte intéressante dans mon exploration de Gogol.

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