
Depuis des années, Ford Grant tente d’ignorer les sentiments qu’il éprouve pour Rosie Belmont, la petite sœur de son meilleur ami. Une attirance aussi irrésistible qu’interdite, qui le pousse autant à perdre la tête qu’à lutter contre ses propres désirs.
Wild Love est une romance contemporaine qui mêle tension romantique, émotions intenses et passion, dans le décor d’une petite ville. On y suit la relation complexe entre un milliardaire charismatique et la sœur de son meilleur ami, dans une histoire où les sentiments pourraient bien bouleverser toutes les règles.
⚠️ À noter : ce roman contient des scènes destinées à un public averti.
De quoi parle le livre
Ford Grant a tout pour lui : le succès, la réputation, et même ce titre un peu ironique d’« homme le plus sexy du monde » selon Forbes. Pourtant, il ne rêve que d’une chose : du calme. Il s’installe donc à Rose Hill pour ouvrir un studio d’enregistrement et mener enfin une vie plus simple.
Mais son plan parfaitement maîtrisé déraille lorsqu’une adolescente de douze ans débarque dans sa vie en affirmant qu’il est son père. Du jour au lendemain, Ford doit composer avec une paternité inattendue… tout en essayant de garder ses distances avec Rosie Belmont, la petite sœur de son meilleur ami, revenue en ville comme une tornade.
Rosie est tout ce qu’il ne devrait pas vouloir : spontanée, chaotique, impossible à ignorer. Lorsqu’il l’embauche malgré lui, les limites deviennent floues, et ce qui devait rester strictement professionnel commence doucement à se fissurer.
Entre tension, attirance et interdits, Ford se retrouve face à une évidence qu’il tente désespérément de nier : avec Rosie, « il ne devrait pas » n’a jamais vraiment pesé face à « il ne peut pas ».
Mon avis
Pour être sincère, cette lecture m’a surtout laissée… indifférente. Je l’avais choisie après l’avoir vue parmi les romances les plus populaires de 2024 sur Goodreads, en espérant une histoire légère, agréable et surtout addictive. Mais elle n’a finalement pas du tout été à la hauteur de mes attentes.
Le personnage masculin : Ford
Ford est présenté comme l’homme parfait : beau, riche, accompli, et amoureux de l’héroïne depuis environ quinze ans, donc depuis l’adolescence. Il a 32 ans au début du roman et n’a connu que deux relations pas trop sérieuses dans le passé. Sur le papier, pourquoi pas, mais dans le contexte, ça m’a semblé peu crédible, surtout pour quelqu’un censé tout avoir. J’aurais pu accepter son manque d’expérience amoureuse si ses relations avaient été longues ou marquantes, mais ce n’était pas le cas. À la place, il passe des années à soupirer en silence pour la petite sœur de son meilleur ami, sans jamais vraiment rien tenter.
Le personnage féminin : Rosie
Rosie ne m’a pas convaincue non plus. Dès le début, elle m’a agacée, et leurs interactions ne m’ont pas touchée. Elle n’était pas particulièrement gentille avec lui, et je me suis souvent demandé pourquoi il l’aimait autant. J’ai eu l’impression que l’autrice voulait créer une dynamique « mignonne », mais cela n’a pas fonctionné sur moi. Même en découvrant leur passé, je ne comprends toujours pas ce qui justifie un attachement aussi fort de son côté. Elle affirme ne pas l’aimer quand ils étaient plus jeunes, parfois même le détester sans raison claire, puis des extraits de journal suggèrent au contraire une certaine jalousie, voire un attachement. J’ai eu l’impression que l’autrice voulait montrer qu’elle l’aimait en secret, mais cela ne correspond pas au personnage que j’avais découvert jusque-là.
L’intrigue autour de la fillette
Cette partie ne m’a pas convaincue non plus. Ford a été donneur de sperme, et une fillette débarque soudainement dans sa vie parce que son père est décédé et que sa mère est malade. Elle emménage chez lui, ils créent rapidement un lien, et tout le monde répète qu’elle est « exactement comme lui », alors qu’il ne l’a jamais élevée et n’a jamais fait partie de sa vie. Pour moi, partager un ADN ne suffit pas à faire d’un enfant une copie conforme de son parent biologique. Cette idée m’a semblé superficielle et, d’une certaine manière, elle efface aussi le rôle des parents qui l’ont élevée pendant douze ans. Bien sûr, je ne dis pas qu’ils ne peuvent pas avoir certains traits en commun, mais la façon dont c’était présenté ne m’a pas convaincue.
Un rythme lent et peu d’enjeux
Mon édition faisait environ 455 pages, et pourtant le roman m’a paru étonnamment vide. J’ai eu l’impression qu’il ne se passait presque rien. Je me suis souvent demandé pourquoi le livre était aussi long alors que l’histoire avançait si peu. Pas de véritable tension, pas d’intrigue marquante, pas grand-chose qui donne envie de tourner les pages. J’ai failli abandonner, mais comme j’ai du mal à laisser un livre inachevé, j’ai continué. Il y avait quelques moments mignons, mais pas assez pour compenser le rythme très lent.
Une héroïne difficile à apprécier
L’héroïne n’était ni attachante ni vraiment intéressante, et son côté « excentrique » ressemblait surtout à de l’impolitesse gratuite. Elle agit parfois presque comme une antagoniste, et pourtant on est censé trouver cela charmant au point que Ford soit amoureux d’elle depuis plus de quinze ans. Je n’y ai pas cru une seconde.
Et la suite de la série ?
Je n’ai pas été charmée par cette histoire, mais je suis quand même curieuse de découvrir West, le frère de Rosie et héros du tome 2. Il semble avoir une personnalité plus marquée. Le fait qu’il ait déjà des enfants rend aussi leur présence dans l’histoire beaucoup plus naturelle. Je lirai ce deuxième tome avant de décider si je poursuis la série. En revanche, je sais déjà que je ne lirai pas le tome 4 : son résumé ne me donne absolument pas envie.
Conclusion
Wild Love n’a pas su me convaincre, mais cette lecture pourra sans doute plaire à d’autres.
Si vous aimez les romances en petite ville, le trope du meilleur ami du frère ou les histoires où le héros tombe amoureux en premier, il y a de bonnes chances que ce roman vous séduise davantage. De mon côté, je vous conseillerais simplement de ne pas en attendre trop. Le rythme est lent, l’intrigue est assez mince et il y a finalement peu d’enjeux.
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