Pourquoi j’aime les classiques : redécouvrir le plaisir de la littérature classique

Si vous me suivez depuis un moment sur ce blog, vous avez probablement remarqué une chose : je lis beaucoup de classiques.

Je pense même pouvoir dire aujourd’hui que c’est probablement mon genre littéraire préféré.

Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas.

Lorsque j’ai commencé ce blog l’année dernière, c’était justement parce que je m’étais rendu compte que je m’étais progressivement éloignée des classiques. Ces livres que j’avais autrefois tant étudiés étaient devenus, avec le temps, presque synonymes d’obligation plutôt que de plaisir.

Ayant fait des études littéraires, j’ai eu énormément de lectures imposées. Il fallait lire, analyser, décortiquer chaque chapitre, chaque symbole, chaque phrase. Et comme c’est souvent le cas avec tout ce qui devient obligatoire, même une activité que l’on aime peut finir par perdre toute sa magie.

La lecture des classiques était devenue une tâche à accomplir plutôt qu’un moment de découverte.

Alors, naturellement, je me suis tournée vers des lectures plus légères et plus divertissantes.

J’ai eu mes années romance avec Danielle Steel, Penny Jordan ou Nora Roberts. Puis mes années fantastique avec Twilight, La Communauté du Sud, La Chasseuse de la nuit ou encore Femmes de l’Outre-monde. Ensuite sont venues les romances contemporaines, historiques, et même une période où j’ai beaucoup lu de la dark romance.

Ces lectures m’ont apporté beaucoup de plaisir, mais un jour je me suis rendu compte d’une chose : je ne lisais plus de classiques.

Même certains romans que je m’étais promis de découvrir au moins une fois dans ma vie étaient toujours sur ma liste d’attente.

J’ai donc décidé de me lancer un défi : lire au moins 20 classiques en une année afin de renouer avec ce genre que j’avais délaissé.

Et finalement, ce défi a dépassé mes attentes puisque j’en ai lu environ 26.


Redécouvrir les classiques : un retour qui n’a pas été immédiat

Je savais que ce challenge représenterait un véritable défi.

Après plusieurs années passées à lire principalement des romans contemporains, notamment de la romance, de la romance historique et de la dark romance, il m’a fallu réapprendre à lire des classiques.

Car les grands classiques demandent une approche différente.

Au début, ce ne fut pas toujours facile.

Même avec des œuvres dont je connaissais déjà l’histoire ou que j’avais envie de découvrir depuis longtemps, j’ai parfois dû me forcer à continuer ma lecture.

Le rythme est différent.
Le style d’écriture est différent.
La construction du récit est différente.

Les auteurs classiques prennent souvent beaucoup de temps pour développer leurs personnages, explorer leurs pensées, décrire leur environnement ou analyser la société dans laquelle ils évoluent.

L’action avance parfois plus lentement. Les descriptions sont plus longues. Les dialogues occupent moins de place que dans beaucoup de romans contemporains.

Lorsqu’on est habitué à des histoires qui nous accrochent immédiatement, ce changement peut être déstabilisant.

Mais quelque chose m’a frappée : même lorsque je n’aimais pas forcément un roman, je ressortais rarement de ma lecture avec le sentiment d’avoir perdu mon temps.

Chaque classique m’apportait quelque chose.

Une réflexion.
Une nouvelle manière de voir le monde.
Une compréhension différente de la nature humaine.

J’avais toujours cette impression d’avoir appris quelque chose à la fin de ma lecture.


Pourquoi les classiques sont devenus mes lectures préférées

C’est probablement cela qui m’a réconciliée avec les classiques.

Contrairement à certains romans contemporains qui peuvent parfois me divertir sur le moment mais disparaître rapidement de ma mémoire, les classiques continuent souvent à m’accompagner longtemps après leur dernière page.

Je continue à réfléchir aux personnages, aux thèmes abordés, aux questions posées par l’auteur.

Ce que j’aime particulièrement dans la littérature classique, c’est sa profondeur.

Un classique raconte rarement uniquement une histoire. Derrière une romance, il peut y avoir une critique sociale. Derrière le parcours d’un personnage, une réflexion sur les inégalités, la condition humaine ou les injustices d’une époque.

Les auteurs classiques ne donnent pas toujours des réponses toutes faites. Ils invitent plutôt le lecteur à réfléchir.

Et c’est exactement ce que j’aime dans une lecture.

J’aime les livres qui me font rêver, mais j’aime encore davantage ceux qui m’apprennent quelque chose.


Les classiques : des histoires, mais aussi des réflexions sur la société

L’un des grands plaisirs des classiques est qu’ils mélangent souvent plusieurs dimensions.

Prenons la romance.

Dans beaucoup de romans contemporains, la relation amoureuse constitue généralement le cœur principal de l’histoire.

Dans les classiques, l’amour est souvent intégré dans un contexte plus large : une époque, une classe sociale, des règles imposées par la société, des différences de pouvoir ou des contraintes familiales.

L’histoire d’amour devient alors aussi une réflexion sur le monde qui entoure les personnages.

C’est ce qui rend ces œuvres encore pertinentes aujourd’hui.


Les classiques m’ont appris à lire autrement

Aujourd’hui, lorsque je lis un classique, je ne le lis plus simplement pour connaître l’histoire.

Je prends mon temps. Je note des citations. Je relis certains passages. Je cherche à comprendre ce que l’auteur voulait transmettre.

Par exemple, avec Les Misérables, j’ai toujours un carnet à côté de moi. Victor Hugo avait une maîtrise exceptionnelle de la langue française. Certaines phrases sont tellement puissantes qu’elles méritent d’être conservées.

J’ai ressenti quelque chose de similaire avec Madame Bovary.

Je n’ai pas particulièrement apprécié Emma Bovary en tant que personnage. Son comportement m’a souvent agacée et je l’ai trouvée difficile à comprendre. Mais cela ne m’a pas empêchée d’admirer Gustave Flaubert. Son écriture est d’une précision incroyable. Chaque phrase semble travaillée avec une minutie impressionnante.

Plus récemment, j’ai relu Carmen de Prosper Mérimée.

Lors de ma première lecture, je suis restée assez perplexe. Puis, en revenant vers le texte une seconde fois, j’ai découvert une richesse que je n’avais pas totalement perçue au départ. Les personnages, les thèmes et les intentions de l’auteur m’ont semblé beaucoup plus clairs.

C’est aussi cela que j’aime dans les classiques : ils évoluent avec nous.


Des livres qui continuent de nous interroger

Les classiques ne cherchent pas uniquement à divertir.

Ils questionnent.

Ils dénoncent.

Ils invitent à réfléchir.

Prenons Le Dernier Jour d’un Condamné de Victor Hugo.

Ce n’est pas un roman écrit simplement pour raconter l’histoire d’un homme. C’est un véritable plaidoyer contre la peine de mort. À travers les dernières heures du condamné, Hugo nous oblige à regarder l’être humain derrière le crime et à réfléchir à la violence du système judiciaire.

C’est cette capacité des classiques à dépasser leur époque qui me fascine.

Même écrits il y a plusieurs siècles, certains textes continuent de parler de sujets très actuels : la place des femmes, les injustices sociales, le pouvoir, la pauvreté, l’ambition ou encore les relations humaines.


Pourquoi je continuerai à lire des classiques

Bien sûr, les classiques ne sont pas toujours faciles.

Certains passages demandent plus de patience. Certaines descriptions peuvent sembler longues. Certains romans nécessitent plusieurs lectures avant d’être pleinement appréciés.

Mais pour moi, l’effort en vaut largement la peine.

Ces livres m’offrent une expérience différente de la lecture. Ils m’apprennent, me challengent et me poussent à voir le monde autrement.

Cette année, j’ai choisi un nouveau défi : découvrir davantage la littérature africaine et afro-descendante. C’est une littérature que j’avais beaucoup lue plus jeune avant de m’en éloigner à l’âge adulte, et que je prends aujourd’hui plaisir à redécouvrir.

Mais cela ne signifie pas que je vais abandonner les classiques.

Au contraire.

Ils font désormais partie intégrante de mon parcours de lectrice.

Je continuerai simplement à les alterner avec d’autres genres afin de garder ce qui compte le plus pour moi : le plaisir de lire.

Et vous, quel est votre rapport avec les classiques ?

Est-ce un genre que vous aimez, ou avez-vous encore du mal à apprécier ces œuvres ? Quel classique vous a particulièrement marqué ?


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