The Haunting of Hill House – Shirley Jackson

*Lu en anglais

The Haunting of Hill House - Shirley Jackson

« Hill House se dressait toute seule, malsaine, adossée à ses collines. En son sein, les ténèbres. Il y avait quatre-vingts ans qu’elle se dressait là et elle y était peut être encore pour quatre-vingts. A l’intérieur, les murs étaient toujours debout, les briques toujours jointes, les planchers solides et les portes bien closes. Le silence s’étalait hermétiquement le long des boiseries et des pierres de Hill House. Et ce qui y déambulait, y déambulait tout seul.« 


Considéré comme un classique de l’horreur psychologique, The Haunting of Hill House est un roman de Shirley Jackson centré sur Eleanor Vance, une femme solitaire et émotionnellement fragile. Invitée à participer à une étude paranormale dirigée par le Dr John Montague, elle rejoint Theodora, une femme bohème et intuitive, et Luke, l’héritier du manoir. Leur mission ? Séjourner à Hill House, une demeure ancienne réputée hantée, pour y observer d’éventuelles manifestations surnaturelles.

Les voyages s’achèvent lorsque les amants se rencontrent.

Mon avis

J’ai voulu lire ce livre depuis la sortie de la série Netflix, que j’ai littéralement adorée. Peut-être que mes attentes étaient trop élevées, ou que je m’attendais à retrouver l’intensité, l’émotion et la tension dramatique de l’adaptation… mais le résultat a été une profonde déception.

Un rythme lent et des personnages étranges et peu convaincants

Dès les premières pages, j’ai été déroutée par le rythme très lent du récit. Les dialogues sont souvent absurdes, les scènes qui devraient créer du suspense tombent à plat, et l’ambiance se dilue dans des échanges creux.

Les relations entre Eleanor et Theodora sont particulièrement déroutantes, passant sans logique d’une complicité quasi amoureuse à une hostilité « brutale ». Ces oscillations rendent leurs interactions confuses, voire agaçantes.

Les autres personnages ne m’ont pas non plus convaincue :

  • Dr Montague : trop effacé pour marquer l’intrigue,
  • Luke : sans personnalité ni profondeur,
  • Mme Dudley : caricaturale avec ses répétitions incessantes,
  • Mme Montague : volontairement insupportable, mais difficile à supporter malgré tout.

Je n’ai ressenti aucun attachement pour eux. Seule Eleanor a suscité, à la fin, une certaine compassion, en raison de sa profonde solitude et de sa vulnérabilité émotionnelle. On comprend alors à quel point la peur, la marginalisation et l’isolement peuvent altérer la perception du réel.

Une maison hantée… ou pas ?

Certes, des éléments surnaturels sont présents : portes qui se ferment seules, bruits étranges, points froids. Mais aucun de ces phénomènes n’a réussi à me faire frissonner. Tout est suggéré, jamais pleinement développé. J’ai fini par me demander si la maison est réellement hantée… ou si tout se passe uniquement dans l’esprit d’Eleanor, de plus en plus instable.

Ce doute constant est résumé par une phrase marquante du Dr Montague :

La peur, répliqua le Docteur, est l’abandon de la logique, la renonciation volontaire aux schémas de la pensée rationnelle. Soit, nous la combattons, soit nous nous y soumettons, mais il n’y a pas de position médiane.

C’est cette ambiguïté psychologique qui constitue le cœur du roman. Eleanor finit par se fondre dans Hill House, mentalement et symboliquement. Mais malgré ce glissement mental, la fin reste frustrante, et loin de l’intensité qu’on aurait pu attendre d’un roman d’horreur.

Une réputation surévaluée ?

Classé parmi les plus grands romans d’horreur et salué par des auteurs comme Stephen King ou Neil Gaiman, The Haunting of Hill House promettait une expérience glaçante. Mais à la place, j’ai trouvé des conversations plates et interminables, des personnages creux, et une atmosphère plate. À aucun moment je n’ai eu peur, ni même ressenti cette tension que l’on attend d’un récit d’horreur psychologique.

Et la série dans tout ça ?

Sans hésitation : la série Netflix est bien meilleure. Une atmosphère oppressante, des personnages profondément développés, une narration riche et émotionnelle, et surtout, une vraie tension dramatique. Je l’ai revue plusieurs fois, et elle me captive toujours autant.

Conclusion

Ce fut une lecture décevante, surtout en comparaison avec l’excellente adaptation télévisée. Si vous cherchez une vraie histoire de maison hantée, pleine de suspense, d’émotions et de frissons… passez votre chemin côté livre, et foncez voir l’adaptation Netflix à la place.

Et vous, l’avez-vous lu ? Vous en avez pensé quoi ?


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