*Lu en anglais

Une tragédie les a réunis, mais l’amour a fait d’eux une famille.
Clark et Marty Davis, ce couple de pionniers que le destin a rapproché après la mort de leurs premiers conjoints, s’occupent désormais d’un nombre croissant d’enfants dans leur maison de la prairie. Ensemble, ils affrontent les joies et les épreuves de la vie dans leur petite ferme.
Je viens de terminer le deuxième tome de la saga Love Comes Softly, et je dois dire que je suis vraiment contente d’être allée au bout. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ma lecture : le début m’a semblé assez lent, je me suis un peu ennuyée, notamment à cause du grand nombre de personnages qui ne m’intéressaient pas forcément. Et comme je suis toujours en plein reading slump, il m’en faut peu pour décrocher.
Malgré tout, j’ai persévéré – et j’ai bien fait, parce que j’ai finalement beaucoup apprécié ce deuxième tome.
Résumé de Love’s Enduring Promise
Ce second tome poursuit l’histoire de Clark et Marty Davis, qui construisent peu à peu une famille recomposée chaleureuse dans le contexte de la conquête de l’Ouest américain.
Au fil des pages, la famille fait face à des épreuves, mais aussi à des moments de joie qui renforcent leurs liens. Clark et Marty restent le pilier du foyer, guidant leurs enfants avec amour et sagesse, tandis que Missie apprend à mieux comprendre son cœur, son avenir et ses choix.
Même si la famille Davis reste centrale, ce tome adopte une approche plus collective en mettant en scène une communauté pionnière en pleine évolution.
Les grandes intrigues
Le parcours de Missie
Missie grandit et traverse la transition entre l’enfance et l’âge adulte. Elle découvre ses premiers sentiments, vit des déceptions et commence à comprendre ce que signifie réellement aimer et s’engager.
La famille Larson : entraide et fragilité
Les Davis se rapprochent de Nandry et Clae Larson, dont la famille est bouleversée par la maladie de leur mère. Cette intrigue met en avant la solidarité entre voisins, essentielle dans ce contexte, ainsi que la fragilité des familles pionnières.
Le pasteur Joseph Berwick : foi et épreuve
Un nouveau pasteur arrive avec sincérité, mais aussi ses propres doutes. Son parcours explore le poids du leadership spirituel et les difficultés personnelles. Après avoir trouvé l’amour, il traverse un drame en perdant sa femme et son enfant lors de l’accouchement. Son deuil est traité avec sensibilité, et c’est grâce au soutien de la communauté qu’il parvient peu à peu à se reconstruire et à redonner du sens à sa vocation.
L’histoire de Tommy : amour et préjugés
Tommy tombe amoureux d’une jeune Amérindienne, une relation qui se heurte aux préjugés et aux tensions culturelles de l’époque. Cette intrigue aborde les différences, la peur de l’autre et le courage d’aimer malgré les obstacles. Elle apporte une dimension réaliste et émotionnelle au récit.
Points clés et thèmes
L’histoire s’étend sur une dizaine d’années, ce qui permet de voir les enfants grandir, la famille s’agrandir et de suivre plusieurs trajectoires de vie.
Parmi les thèmes principaux :
- La communauté et l’entraide : la survie repose sur la solidarité et le partage des épreuves.
- Les préjugés culturels : notamment à travers l’histoire de Tommy, qui met en lumière les tensions raciales.
- La foi et le doute : avec le parcours du pasteur Berwick, qui montre une foi vécue dans l’épreuve plutôt que dans la certitude.
- La résilience et la guérison : les personnages affrontent la maladie, le deuil et les pertes avec le soutien des autres.
- L’amour comme engagement : le roman distingue les sentiments passagers d’un amour profond, construit sur la durée.
- Grandir au sein d’une famille : chaque personnage évolue individuellement tout en restant ancré dans la cellule familiale et la communauté.
Le sens de l’amour durable
Le roman met en avant une vision de l’amour basée sur la loyauté, la patience, le sacrifice et des valeurs communes. Le titre reflète bien cette idée : l’amour ne se construit pas malgré les épreuves, mais à travers elles.
Mon avis
Comme je l’ai dit plus précédemment, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Je pense que mon reading slump y est pour beaucoup, mais le début est aussi assez lent, avec peu d’action.
Il y a également beaucoup de personnages : en plus de la famille Davis, on suit les enfants Larson, un nouveau pasteur, des voisins… Par moments, c’était un peu trop et ça me sortait du récit. J’aurais aimé rester davantage centrée sur Clark, Marty, Missie et ses frères.
Malgré ça, j’ai fini par me reconnecter à l’histoire, surtout dans les moments centrés sur la famille. J’ai aimé voir la maisonnée s’agrandir et suivre les enfants évoluer en arrière-plan – les voir grandir, tomber amoureux, se marier… c’était vraiment touchant. La vie de la communauté apporte aussi beaucoup, avec ses joies mais aussi ses drames.
Ce que j’ai le plus aimé, c’est clairement le parcours de Missie. Sa rencontre avec Willie enfant m’a fait sourire — lui est déjà convaincu qu’il l’épousera, alors qu’elle ne peut pas le supporter. Puis, en grandissant, leur relation devient beaucoup plus intéressante. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment accroché : leur dynamique est douce, sincère, et très émouvante. J’avais le sourire en lisant et je ne voulais plus m’arrêter.
La fin, avec leur histoire d’amour, m’a particulièrement marquée : entre départ, attente et retrouvailles, c’est simple mais très touchant. Même les moments plus tristes, comme le départ de Missie, sonnent juste.
Côté style, j’ai trouvé une amélioration par rapport au tome 1. Les dialogues sont plus fluides et Missie, en grandissant, devient plus présente. Le récit reste très narratif, mais ça passe mieux ici.
En revanche, j’ai trouvé qu’il y avait toujours trop de personnages, ce qui peut rendre certains passages confus. Et certaines intrigues, comme celle de Tommy, auraient mérité d’être davantage développées; c’était une occasion intéressante d’aborder les préjugés de l’époque, mais ça reste en surface, et j’ai trouvé ça dommage.
Malgré ces bémols, j’ai vraiment apprécié ce deuxième tome. Il y a même des moments où je ne voulais plus lâcher le livre.
Donc oui, je le recommande – surtout à celles et ceux qui apprécient les romances chrétiennes et les histoires simples, douces, avec de belles valeurs, dans un cadre d’époque apaisant.
Et si vous l’avez lu, dites-moi : quel personnage ou quelle histoire vous a le plus marqué ?
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