Le Signe des quatre – Arthur Conan Doyle

*Lu en français

Chaque année, la jeune Mary Morstan, dont le père, officier dans l’armée des Indes, a disparu depuis longtemps, reçoit par la poste une perle. Le jour où une lettre lui fixe un mystérieux rendez-vous, elle demande au célèbre Sherlock Holmes de l’accompagner…
Cependant que le bon Dr Watson est conquis par le charme de la jeune fille, nous nous enfonçons dans une des plus ténébreuses énigmes qui aient été offertes à la sagacité du détective. L’Inde des maharajahs, le fort d’Agra cerné par les Cipayes révoltés, le bagne des îles Andaman sont le décor de l’extraordinaire aventure que Holmes va reconstituer, et qui trouvera sa conclusion dans les brouil-lards de la Tamise…
Une des plus fameuses aventures de Sherlock Holmes, publiée pour la première fois en 1889.


⚠️ Attention cette chronique contient des spoilers!

Ce week-end, j’ai lu Le Signe des quatre (connu aussi sous le titre La Marque des quatre), le deuxième roman mettant en scène Sherlock Holmes. Il y a quelques mois, j’avais découvert Le Chien des Baskerville, que j’avais plutôt apprécié malgré le fait que je ne lise pas souvent de mystères ou de thrillers. Comme j’avais envie de sortir un peu de mes habitudes, j’ai décidé de poursuivre l’aventure avec un autre tome de Sherlock.
Au final, j’ai passé un bon moment, même si j’ai moins aimé que Le Chien des Baskerville.


De quoi parle Le Signe des quatre ?

L’intrigue tourne autour d’un trésor venu d’Inde, d’une trahison et d’une vengeance qui remonte à plusieurs années. Holmes et Watson se retrouvent impliqués lorsqu’une jeune femme, Mary Morstan, leur demande de l’aide après avoir reçu des cadeaux anonymes et un message mystérieux signé « Le Signe des quatre ».

Résumé détaillé

L’histoire s’ouvre à Baker Street : Holmes, agité, s’adonne à la cocaïne pour tromper l’ennui, au grand désarroi du Dr Watson. Leur quotidien bascule quand Mary Morstan frappe à leur porte avec un mystère troublant.
Dix ans plus tôt, son père, le capitaine Morstan, a disparu. Depuis, elle reçoit chaque année une perle de grande valeur envoyée anonymement. Elle vient de recevoir un message lui demandant une rencontre.

Holmes, Watson et Mary rencontrent alors Thaddeus Sholto, qui leur révèle que son père et le capitaine Morstan avaient découvert en Inde un trésor immense, lié à un pacte conclu entre quatre condamnés des îles Andaman. Une dispute entre les deux hommes a conduit à la mort soudaine de Morstan, et Sholto a ensuite dissimulé son décès tout en gardant le trésor secret.

Lorsque Bartholomew Sholto – le frère de Thaddeus – est retrouvé assassiné, Holmes comprend que Jonathan Small, l’un des quatre condamnés, cherche à se venger. S’ensuit une course-poursuite spectaculaire sur la Tamise contre Small et son complice Tonga. Tonga est tué, et Small capturé.

Small finit par avouer : trahi par Sholto, il a jeté le trésor d’Agra dans la rivière pour empêcher quiconque d’en profiter.
Pendant ce temps, Watson réalise qu’il tombe amoureux de Mary Morstan, posant les bases de leur futur mariage.

Thèmes abordés

Plusieurs thèmes sont mis en avant tout le long du récit:

  • Le colonialisme et ses dérives : le trésor venu d’Inde rappelle la cupidité et les injustices de l’époque coloniale.
  • La justice et la vengeance : Small cherche à se venger quand Holmes cherche à rétablir la vérité.
  • L’amitié et la romance : la dynamique Holmes/Watson reste centrale, équilibrée par la relation naissante entre Watson et Mary.

En bref, Le Signe des quatre mêle mystère, questionnements moraux et aventure, tout en développant davantage les liens entre Holmes et Watson.

Mon avis général

Comme dans le précédent tome, Sherlock apparaît excentrique, brillant, doté d’un esprit déductif redoutable et d’une intuition hors pair. Je n’ai pas particulièrement apprécié l’aspect lié à sa consommation de drogue (cocaïne), mais ce détail reste suffisamment discret pour ne pas gâcher l’expérience de lecture.

Après cette lecture, je comprends une fois de plus l’engouement autour des adaptations cinématographiques et télévisuelles : l’univers de Sherlock Holmes a tout pour plaire aux amateurs de mystère et de suspense.

C’est un roman agréable, qui se lit très bien. Comme toujours, Watson joue le rôle de la voix de la raison – un personnage que j’apprécie beaucoup. J’étais d’ailleurs ravie de le voir vivre une petite romance avec Mlle Morstan : une touche de douceur qui fait du bien.
La plume est solide, et la traduction française que j’ai lue est de bonne qualité. Les chapitres sont courts, ce qui rend la lecture fluide, à l’exception du dernier, plus long, où l’antagoniste dévoile ses motivations et retrace les événements passés. Même s’il est dense, c’est un chapitre que j’ai trouvé vraiment intéressant.

En somme, je recommande ce livre, surtout à celles et ceux qui aiment les mystères bien ficelés, les personnages atypiques et les intrigues légèrement teintées de romance.

Et vous, avez-vous lu ce roman? Qu’en avez-vous pensé?

En savoir plus sur Mademoiselle Tasha

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Review My Order

0

Subtotal